April 8, 2015
Les entreprises qui amorcent une transition vers le numérique et vers le Cloud ont généralement de grandes attentes : une plus grande flexibilité, des coûts réduits, une efficacité et une compétitivité accrues. Mais pour que ces attentes se transforment en réalité et que les entreprises atteignent leurs objectifs business, il faut savoir investir le temps et les ressources nécessaires afin que la technologie puisse réellement se mettre au service de tous les membres de l’entreprise, sans exception. Une mission qui peut s’avérer complexe lorsque l’implémentation doit se faire à l’échelle internationale.
Le monde, ce petit village ?
Avec l’évolution des technologies de communication, il peut nous arriver de nous sentir comme des citoyens du monde. Un grand nombre de marques, de produits et de services sont standardisés et offre une base de prestation commune à travers tous les pays. Mais il va sans dire que la globalisation a ses limites. S’il est inéluctable de tendre vers une standardisation de l’offre il n’est pas envisageable de supprimer la part de spécificités inhérentes à chaque marché et/ou secteur. Mais que cachons-nous derrière la notion de spécificité ?
Prendre en compte les différences culturelles dès les premières étapes du projet
Il existe des variations importantes d’un pays à un autre. Certaines sont évidentes et concrètes comme la langue, les devises ou encore les législations. D’autres sont moins visibles mais tout aussi importantes. Les différences culturelles constituent en effet l’une des principales raisons expliquant l’échec de l’implémentation internationale du Cloud en entreprises. En ne prenant pas en compte dès les premières phases de préparation les différences entre les pays concernés, les entreprises s’exposent à un gros risque de voir le projet ignoré, voire rejeté, par une partie de ses effectifs, faute d’une communication locale adéquate. Si la grande majorité du projet doit bien sur être standardisé pour assurer une cohérence entre les différents entités, l’accompagnement se doit lui d’être localisé.
La motivation des troupes par le prisme des indicateurs de performance personnelle très répandus aux Etats-Unis seraient par exemple complètement inappropriée au Japon où les objectifs sont établis au niveau du groupe et non à l’échelle individuelle. Il est primordial que chaque projet de transition vers le Cloud soit réfléchi dans le but d’obtenir des résultats précis et mesurables, ancré dans une stratégie claire. Mais ce qu’il ne faut pas oublier, c’est que si la transition est boudée par les principaux protagonistes du succès de l’entreprise, à savoir ses employés, il y a peu de chances que les objectifs fixés soient atteints. Voilà pourquoi les différents processus d’accompagnement, d’utilisation doivent être repensés, personnalisés pour chaque marché et portés en internes par des « Champions » endossant le rôle d’ambassadeurs et de point de référence pour les collaborateurs. Le meilleur gage de succès est de faire en sorte de garantir l’investissement et la motivation des employés afin de booster leur utilisation de l’outil en question, et donc par conséquent, leur performance. Ces processus doivent bien évidemment également être adaptés à la culture de l’entreprise, au-delà de la culture du pays.
Une spécificité peut en cacher une autre
Prendre en compte les spécificités lors de l’élaboration d’un projet Cloud peut et doit prendre plusieurs aspects. Les spécificités culturelles représentent un point important, surtout lorsqu’il s’agit d’un projet lié à l’amélioration de la relation client, mais d’autres variantes sont également essentielles.
Les processus devront être adaptés au secteur d’activité de l’entreprise, à l’état du marché sur lequel elle évolue et au paysage concurrentiel. Il s’agit cependant d’un réel investissement. Sortir du cadre du socle commun pour s’adapter aux particularités d’un marché ou d’un secteur nécessite du temps et un engagement financier. Un investissement qui s’avère cependant inévitable si on souhaite atteindre les objectifs fixés en début de projet et s’assurer que l’ensemble des équipes adhèrent au nouvel outil.
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