October 20, 2014
Salesforce, qui a fait le choix dès sa création il y a 15 ans, du modèle du cloud, sait qu’il a l’avantage sur ses grands concurrents, nés avec le modèle traditionnel de vente de licences et aujourd’hui en transition délicate vers l’informatique en nuage. S’il a choisi de mettre SAP dans son viseur, c’est parce que l’éditeur allemand est aujourd’hui le numéro un mondial des logiciels de gestion d’entreprise.
"Notre pari est tout à fait tenable", estime Keith Block. Pour cela, il mise sur les deux points forts de Salesforce : l’innovation et la culture de proximité avec les métiers des clients. Il compte également sur le renforcement de l’écosystème et l’expansion à l’international. "Salesforce a toutes les cartes en main pour réussir son pari, témoigne Laurent Dupuytout, directeur général France de Bluewolf, un intégrateur des solutions du californien. Depuis quelques années, l’entreprise s’est dotée de la colonne vertébrale qui lui permet d’atteindre son objectif."
Si Salesforce est connu d’abord comme le leader de la gestion de la relation client, il n’a cessé de s’étendre sur les autres fonctions de gestion de l’entreprise. Son entrée dans l’analytique, le point fort de SAP, n’est que le dernier épisode de sa diversification. "Achats, finance, ressources humaines… On peut aujourd’hui tout faire avec Salesforce, affirme Jean-Michelle Mougeolle, directeur du club des utilisateurs de Salesforce en France et directeur informatique de Mikit, constructeur de maisons individuelles en kit. C’est d’ailleurs ce que nous faisons chez nous."
Le défi lancé par Salesforce à SAP est immense. L’éditeur allemand aurait tort de ne pas prendre la menace au sérieux.